Foire aux questions

PrEP

Qu’est-ce que la PrEP?
La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est une association de deux antirétroviraux (le truvada) qui peut être prescrite aux personnes non infectées, mais grandement à risque de contracter le VIH. La PrEP a un but préventif, soit de diminuer les risques d’acquisition du VIH des personnes séronégatives.
Comment est-ce qu’on peut l’utiliser?
Il est possible de prendre la PrEP de deux façons :
• En continu : À tous les jours.
• En intermittence : À la demande de l’usager.

De plus, la durée des traitements est variable d’un individu à l’autre dépendamment de leurs risques d’être infecté par le VIH.
Est-ce que c’est efficace?
La PrEP a une très bonne efficacité si elle est prise correctement, mais attention. La PrEP devrait toujours être combinée avec un autre moyen de protection comme le condom puisqu’elle ne protège pas contre les autres ITSS. Un suivi régulier avec un médecin est également nécessaire lors de la prise de la PrEP.
Qui est-ce qui peut y avoir accès?
Ce n’est pas tout le monde qui peut avoir accès à la PrEP. En général, les personnes qui peuvent en bénéficier sont :
• Les hommes ayant des relations sexuelles à risque avec d’autres hommes
• Les personnes ayant un partenaire vivant avec le VIH et qui n’est pas encore traité
• Les utilisateurs de drogues injectables
• Les travailleuses et les travailleurs du sexe
Comment est-ce qu’on peut y avoir accès?
Pour pouvoir utiliser la PrEP, il faut consulter un médecin qui pourra déterminer le niveau de risque d’infection au VIH de la personne qui en fait la demande ainsi que ses besoins en matière de prévention.
Pour plus d’informations, renseignez-vous auprès des intervenants de SPHÈRE.
Sources
Clinique l’Actuel. (s.d.). La prophylaxie pré-exposition (PrEP). Récupéré le 6 décembre 2017 de https://cliniquelactuel.com/PrEP-La-prophylaxie-pre-exposition-sexuelle.html

Portail VIH/sida du Québec. (2016). Foire aux questions : PrEP. Récupéré de https://pvsq.org/prep

PPE

Qu’est-ce que la PPE?
La prophylaxie post-exposition (PPE) est un traitement préventif d’antirétroviraux administré pendant une période d’environ un mois suite à une relation sexuelle à risque de contracter le VIH.
Quand peut-on l’utiliser?
Ce traitement doit être pris le plus tôt possible, soit dans les heures qui suivent l’exposition au VIH. Il peut être pris maximum jusqu’à 72 h après l’exposition. Après plus de 72 h, les chances de succès sont très minces.
Qui peut l’utiliser?
Cette méthode peut être utilisée par des personnes séronégatives suite à des relations sexuelles à risque de transmission du VIH :
• Bris du condom
• Relations anales sans condom
• Partage de matériel d’injection de drogues
• Etc.
Est-ce efficace?
Plus elle est prise tôt, plus la PPE est efficace. Toutefois, la PPE n’a aucune garantie de succès. Il est donc important de se protéger à chaque relation sexuelle afin de prévenir l’infection au VIH ou d’autres ITSS.
Comment y avoir accès?
Afin d’avoir recours à la PPE, il faut se rendre à l’urgence de l’hôpital ou dans une clinique spécialisée. Ainsi, un médecin pourra évaluer le niveau de risque d’infection au VIH de la personne qui en fait la demande. Un suivi régulier chez les médecins est aussi nécessaire lorsqu’une personne utilise ce traitement préventif.
Pour plus d’informations, renseignez-vous auprès des intervenants de SPHÈRE.
Sources
Clinique l’Actuel. (s.d.). La prophylaxie post-exposition sexuelle (PPE). Récupéré le 6 décembre 2017 de https://cliniquelactuel.com/PPE-Prophylaxie-post-exposition-sexuelle_clinique-medicale-l-Actuel.html


REZO. (2017). La PPE – Prophylaxie postexposition. Récupéré de http://www.rezosante.org/75-article/renseigne-toi-ppe-pepen-savoir-plus-sur-la-ppe-prophylaxie-postexposition.html

Criminalisation du VIH

Qu’est-ce que la criminalisation du VIH?
• La criminalisation du VIH réfère à l’obligation juridique pour les personnes vivant avec le VIH de divulguer leur séropositivité à leurs partenaires avant un rapport sexuel comportant une « possibilité réaliste de transmission du VIH » [1].

• Si une personne ment, cache ou omet de dévoiler sa séropositivité au VIH à son partenaire avant une relation sexuelle dans des circonstances où il y a « possibilité réaliste de transmission du VIH », elle peut être accusée et poursuivie au criminel pour voies de fait grave ou agression sexuelle [1].

• Les poursuites et les accusations peuvent être entamées même s’il n’y avait aucune intention de porter préjudice au partenaire sexuel et même s’il n’y a pas eu transmission du VIH [1].
Qu’est-ce qu’une possibilité réaliste de transmission du VIH?
• Malheureusement, il n’y a pas vraiment de définition claire de ce qu’est une possibilité réaliste [1]. Toutefois, il n’y a pas de possibilité réaliste de transmission du VIH si la charge virale est « faible » ET que le condom est utilisé lors des relations sexuelles vaginales. Si une de ces deux conditions n’est pas respectée, il y a obligation de dévoiler sa séropositivité à son ou sa partenaire.

• Les tribunaux n’ont pas statué sur l’obligation de dévoiler sa séropositivité dans des contextes autres que les relations sexuelles vaginales [1]. Cela n’empêche pas qu’une personne peut être poursuivie et accusée au criminel pour non-divulgation du VIH dans le cadre d’autres types d’activités sexuelles. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec les intervenant.es de SPHÈRE.
Qu’est-ce qu’une charge virale « faible » ?
• Une charge virale « faible » ne signifie pas « indétectable » [3].

• Bien que les tribunaux n’aient pas encore statué à ce sujet, une charge virale « faible » fait minimalement référence à moins de 1 500 copies de virus par ml de sang [3].
Quels sont les enjeux de la criminalisation du VIH?
  • Augmentation de la stigmatisation et de la discrimination des personnes vivant avec le VIH [2]
  • Augmentation des risques de violence [2] et des inégalités de genre [4].
  • Perte de confiance des personnes vivant avec le VIH envers le système de justice [4] et le système de santé [2].
  • Obstacle au dépistage, au counselling et à la notification aux partenaires [5].
  • Faux sentiment de sécurité de la population générale [5].
  • Déresponsabilisation les personnes de la population générale quant à leur santé sexuelle [5].
Sources
[1] Réseau juridique canadien VIH/sida. (2014). La divulgation du VIH aux partenaires sexuels : Questions et réponses pour les nouveaux arrivants. Récupéré de http://www.aidslaw.ca/site/wp-content/uploads/2015/10/Discl-NewcomerQA_2015-FRA.pdf

[2] CATIE. (2017). La criminalisation de la non-divulgation du VIH. Le VIH au Canada : Guide d’introduction pour les fournisseurs de services. Récupéré de http://www.catie.ca/fr/vih-%20canada/4/4-1/4-1-2?utm_source=google&utm_medium=cpc&utm_term=6&utm_content%20=fr&utm_campaign=hic

[3] Portail VIH/Sida du Québec. (2013). Criminalisation. Récupéré le 22 novembre 2017 de https://pvsq.org/criminalisation

[4] Adam, B. D., Elliott, R., English, K., & Corriveau, P. (2014). Impacts of criminalization on the everyday lives of people living with HIV in Canada. Sexuality Research and Social Policy, 11(1), 39-49.

[5] Réseau juridique canadien VIH/sida. (s.d.). Criminalisation du VIH. Récupéré le 22 novembre 2017 de http://www.aidslaw.ca/site/our-work/criminalization/?lang=fr

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